EHF Champions League
Bucarest VS Montpellier
10 Sep - 18h45

Après leur victoire (39-30) en quart de finale aller de la Ligue des Champions face à Kiel au FDI Stadium, nos Montpelliérains tenteront de décrocher une place au Final 4, ce jeudi 2 mai, lors du match retour à la Wunderino Arena.

Le MHB Café vous ouvrira ses portes dès 17h30 (entrée gratuite, coup d'envoi à 18h45) pour vous permettre de vivre ce moment fort en nombre et afficher votre soutien à votre équipe depuis Montpellier !

Happy Hour de 17h30 à 18h30
Restauration sur place

Dans un souci d'organisation, et pour éviter le gaspillage, nous vous remercions de bien vouloir confirmer votre présence en remplissant le formulaire d'inscription ci-dessous.

Juste avant le quart de finale retour de Ligue des champions à Kiel, le Montpellier Handball remporte son 20e succès de la saison en championnat contre Cesson-Rennes (37-29) au FDI Stadium.

Ce n'était pas la plus facile. Intercalée entre deux matchs de Ligue des champions ô combien importants, la 26e journée face à Cesson-Rennes au FDI Stadium pouvait représenter un piège. Il ne fut rien. 

Sur le parquet, Bolzinger tient les cages. Aux ailes, Fernandez et Karlsson, sur la base arrière, Skube, Monte et Panic sont présents. Au poste de pivot, l'inoxydable Konan. Au tableau d'affichage, c'est pourtant les Bretons qui sont devant : 0-3 (5e). Skube remet de l'ordre avec un but, une passe décisive, une faute obtenue et une exclusion pour deux minutes provoquée. Rien que ça ! Le MHB reprend le fil de ses envies (4-3, 6e). Les esprits s'échauffent entre Fernandez et Caussé, un ancien de la maison MHB (11e). Bolzinger montre les biceps, le FDI Stadium approuve. Par deux fois, Karlsson trouve le chemin du but et Cesson pose un temps-mort (9-7, 15e). 

Les premières rotations sont appelées à se rendre sur le parquet : Prat et Simonet. Le score est serré (15-14, 25e). Bolzinger met en échec le meilleur buteur breton Molinie sur jet de sept mètres (25e). 

À la pause, les deux équipes se quittent dos à dos : 16-16. 

10 buts pour Pellas

La seconde période repart et le MHB est cueilli à froid : 16-18. Les contacts sont âpres et Monte est touché. L'arrière gauche est soutenu par Hochet et Appolinaire vers le banc. L'équipe-type est sur le parquet. L'orgueil prend un coup lorsque Baran marque le + 3 (18-21, 36e). La révolte a sonné. Lucas Pellas égalise sur jet de sept mètres : 22-22 (42e). C'est le virevoltant et talentueux ailier gauche qui permet au MHB de repasser devant dans un premier temps puis de creuser l'écart sur jet de sept mètres : 26-24 (45e). Cesson-Rennes pose le premier temps-mort de la seconde période. 

Le FDI Stadium soutient comme il se doit les Montpelliérains. La détermination est là. Skube surfe sur sa belle forme actuelle : 28-25. Il ne peut plus rien arriver à Montpellier qui se détache nettement de la rugueuse formation de Cesson-Rennes (30-25). Le moment parfait : juste avant l'entrée dans les dix ultimes minutes. 

Montpellier déroule et finit fort. Pellas est le meilleur buteur de la partie avec dix buts. Cornette bénéficie des dernières minutes de jeu. La vingtième victoire de la saison en championnat est acquise. Maintenant, focus sur le quart de finale retour de Ligue des champions jeudi prochain à 18h45. Pour l'occasion, le MHB Café ouvre ses portes à partir de 17h30. 

Les réactions d'après-match : 

Patrice CANAYER (entraîneur du MHB) : "Quand on regarde le résultat, 37-29, ce n'est pas une mauvaise performance. Cesson est une équipe qui n'a perdu que de trois buts contre Paris, ils ont gagné à Toulouse. C'est leur plus grosse défaite depuis cinq ou six matchs. Je me doutais que ce serait difficile à l'allumage, tout n'a pas été parfait. Les joueurs ont fait ce qu'on attendait. Les joueurs cadres ont été très présents, c'est rassurant. On a pu donner du temps du jeu à beaucoup de joueurs. Tout le monde a pu jouer. C'est une vraie opportunité de se faire voir. On a joué en montant en puissance, en intensité, en progressant. Je suis très satisfait du match de ce soir. On peut se féliciter d'avoir des ailiers performants. Maintenant, on va se reposer. Il faut savoir récupérer mentalement et physiquement. Les joueurs ont des protocoles de récupération."

Les statistiques de Montpellier

Les statistiques de Cesson-Rennes

Prochain match

Kiel / MHB
Ligue des champions – Quart de finale retour
Jeudi 2 mai à 18h45
À la Wunderino-Arena-Kiel

Euphorique et solide pendant une heure, le Montpellier Handball remporte le premier round du quart de finale contre Kiel (39-30). Il reste le match retour en Allemagne pour valider le billet pour le Final 4.

Ce doux parfum des grands soirs. Un FDI Stadium qui rappelle les ambiances d'antan. Les drapeaux sont sortis, les chants sont repris par une salle pleine et survoltée. L'ambiance des grands rendez-vous. C'est aussi la der en coupe d'Europe pour Patrice Canayer au FDI Stadium. Et quelle dernière !

Yanis Lenne lance les festivités depuis son aile droite (1-0, 1e). À chaque offensive montpelliéraine, le chaudron bouillonne. Le bruit est assourdissant lorsque Karl Konan égalise (2-2, 4e). En face, Kiel est bien en place avec son meilleur buteur en Ligue des champions, l'ailier droit Ekberg. Dans les rangs allemands, deux anciens de la maison MHB : Wallinius et Bellahcene. Ce dernier s'impose sur le premier jet de sept mètres de la partie tiré par Skube (6e). Les visiteurs d'un soir en profitent pou s'échapper (2-4). Desbonnet répond à son tour en arrêtant le jet de sept mètres d'Ekberg (4-4, 9e). La partie s'emballe et Nacinovic conclut le 4-0 : 6-4. Dans la foulée, Wiencek écope d'une sanction de deux minutes (12e). Yanis Lenne se régale d'un lob et Rémi Desbonnet réussit le combo : arrêt et but (10-7, 14e). Le FDI Stadium est debout. Le hic, c'est Panic. Il est sanctionné d'un carton rouge pour une faute en retard (15e). En double infériorité, Desbonnet se permet de remporter son face-à-face contre Johansson (17e). Dans l'euphorie la plus totale, Skube se fraie un chemin et marque le + 5 : 13-8.

Dans les dix ultimes minutes de la première période, Desbonnet continue le show avec un deuxième arrêt sur jet de sept mètres, un nouvelle fois sur Ekberg (20e). L'intensité monte d'un cran. Les Allemands reviennent à deux longueurs : 14-12.   

Une maîtrise totale

La fin de première mi-temps est serrée. Sur le banc, Filip Jicha est tendu et s'énerve contre un supporter. L'écart revient à + 4 grâce à Monte (17-13, 26e). Arthur Lenne se jette tête la première dans les bras allemands. Le MHB rentre au vestiaire avec un but sur le buzzer de Skube et une avance de quatre buts : 20-16. 

Sur le banc, la bataille tactique fait rage que ce soit sur les séquences offensives ou sur l'animation défensive. Les supporters sont aux anges : Nacinovic ne se rate pas à six mètres (24-18, 37e).  Le 8e homme pousse un MHB rayonnant. Asphyxié, Kiel pose un temps-mort. Les "Ici, ici, c'est Montpellier" descendent des travées. Le MHB est magique : 26-19 (38e). Porte est dans tous les bons coups, Skube est en taille patron à la mène et c'est tout Montpellier qui emballe le quart de finale. Desbonnet poursuit sur sa lancée en mettant en échec Weinhold. Le MHB passe à + 7 (30-23). 

Les rotations sont envoyées sur le parquet. Karlsson et Simonet permettent à Lenne et Porte de souffler. Le tableau d'affichage affiche 32-24 (48e). Lucas Pellas est impérial au jet de sept mètres et met Kiel à neuf buts d'écart : 34-25 (50e). À sept minutes de la fin, Patrice Canayer pose un temps-mort (35-26). Valentin Porte et Yanis Lenne reviennent sur le parquet. Karl Konan ne lâche rien en défense. Rémi Desbonnet aussi. Le gardien montpelliérain totalise 16 arrêts dont le dernier avec les deux pieds et un but dans la foulée. Tout cela sur le buzzer : 39-30. STRATOSPHÉRIQUE !

Le premier round est gagné. Plus qu'une heure, jeudi prochain à Kiel (18h45), pour aller chercher la qualification pour le Final 4. 

©PatriciaSports

Les réactions d'après-match : 

Patrice CANAYER (entraîneur du MHB) : "Ça ne vous étonnera pas en vous disant que je suis satisfait. On termine avec le plus gros écart du match. On marque à trois secondes de la fin de la première période et à trois secondes de la fin du match. Ça veut dire que les joueurs sont restés concentrés jusqu'au bout. On n'a pas eu trop de trous. Je suis satisfait de la performance des joueurs, le public a joué un rôle important. C'est une très belle performance de notre part. C'est une belle satisfaction. Je suis très heureux à titre personnel de jouer le dernier match contre Kiel au FDI Stadium qui est le plus grand club en Europe. Je suis bien placé pour savoir qu'en Ligue des champions, les miracles arrivent souvent. Il faudra aborder le match retour avec humilité et détermination. Lorsque le plan de jeu fonctionne, c'est plaisant. Les joueurs ont élevé leur niveau. Ils ont été performants et ont su répondre présents. Ça fait partie des très bons matchs que l'on gagne en Ligue des champions. La vérité de ce match, c'est la vérité de ce match. La vérité de jeudi sera celle de jeudi. Aujourd'hui, on est toujours ambitieux. On est moins outsider mais on n'est pas favori. J'ai déjà compris comment ils allaient préparer le match retour (sourire)."

Stas SKUBE (meneur de jeu du MHB) : "Je voulais remercier les supporters, l'ambiance a été extraordinaire. Je pense que c'est notre meilleur match de la saison. Neuf buts d'écart au premier match, c'est très bien, mais cela ne veut rien dire en coupe d'Europe. Si je vous demande s'il y a une équipe qui peut gagner au match retour par neuf buts d'écart, c'est bien Kiel. On va essayer d'aller à Kiel pour gagner ce match. Kiel va jouer différemment la semaine prochaine. On peut s'attendre à un match très difficile."

Filipe JICHA (entraîneur de KIEL) : "Félicitations à Montpellier pour cette victoire. On est très déçu. Ce soir, c'était notre match de Ligue des champions le plus important de la saison. C'est une défaite très dure à avaler. On savait à quoi s'attendre ici, on savait comment Montpellier allait jouer, la pression qu'ils pouvaient mettre. Ce n'est que la première mi-temps du quart de finale. J'espère qu'on va vivre une nuit magique à Kiel. On a besoin d'un petit miracle pour passer. Je tiens à féliciter Patrice et son équipe pour leur match."

Steffen WEINHOLD (arrière de KIEL) : "Félicitations à Montpellier, c'est une victoire méritée. On ne voulait pas ce scénario. On n'a pas marqué assez. On a subi les contre-attaques de Montpellier. Évidemment que l'on est déçu. On va espérer réaliser une nuit fantastique à Kiel la semaine prochaine." 

Les statistiques de Montpellier

Les statistiques de Kiel

Prochain match

Kiel / MHB
Ligue des champions – Quart de finale retour
Jeudi 2 mai à 18h45
À la Wunderino-Arena-Kiel

Patrice Canayer s’est exprimé, ce mardi devant la presse, avant le choc face au THW Kiel, demain au FDI Stadium, en quart de finale aller de la Ligue des Champions.

La qualification en ¼ de finale

« Ce ¼ de finale est la récompense d’un an et demi de travail. Il a d’abord fallu se qualifier, en finissant parmi les deux premiers du championnat de France, ce qui n’est pas chose aisée. Ensuite, il a fallu sortir des poules et remporter le 8ème de finale. A nous de nous bagarrer pour passer la dernière marche avant le Final 4. »

Le contexte du FDI Stadium

« Ces doubles confrontations éliminatoires sont des moments où la pression émotionnelle est forte, qui plus est à domicile. J’aime bien jouer au FDI Stadium, même si ce n’est pas le public qui marque les buts, il peut nous aider. Si cela peut transcender les joueurs, c’est très bien. Il va y avoir de l’intensité, il faudra la maitriser. On va voir ce que l’on est capable de faire, c’est intéressant. »

L’adversaire

« Kiel a fini 1er de sa poule qui était présentée comme la plus grosse poule de cette Ligue des Champions. C’est une équipe qui a une grande force collective, avec des joueurs qui connaissent cette compétition. Tactiquement, ils sont joueurs avec un entraineur qui tente beaucoup de choses. »

Les clés du match

« Nous sommes les outsiders de cette double confrontation, compte tenu des effectifs et de nos blessures. Mais on doit se comporter en outsiders ambitieux. Si nous avons l’ensemble de nos joueurs majeurs performants en même temps, nous avons les armes pour nous battre pour la qualification et leur poser beaucoup de problèmes.

On a un certain nombre de joueurs capables de jouer avec beaucoup de dynamisme et de vitesse. Notre marge de manœuvre est étroite, cela ne doit pas nous effrayer, au contraire cela doit nous pousser à beaucoup de concentration, sur les plans individuels et collectifs. »

À partir de demain, face à Kiel au FDI Stadium (20h45), le Montpellier Handball entame sa dixième participation en quart de finale de son histoire. Laurent Puigségur, Andrej Golić et Melvyn Richardson ont déjà vécu ces moments sous les couleurs du MHB. Ils racontent.

"Montpellier est à sa place : parmi les huit meilleures équipes européennes". Les mots sont pesés, pensés, réfléchis. Ils sont d'Andrej Golić, vainqueur de la première Ligue des champions du MHB en 2003. Tout comme Laurent Puigségur et Melvyn Richardson dont leur point commun est d'avoir disputé au moins un quart de finale avec le Montpellier Handball. À deux jours du premier round contre Kiel en quart de finale de Ligue des champions, Laurent Puigségur, Andrej Golić et Melvyn Richardson se livrent sur leur expérience dans le Top 8 européen. 

2003

Laurent Puigségur (joueur du MHB de 1990 à 2006) :

"On aborde la double confrontation en quart de finale de Ligue des champions en fonction de l'adversaire que l'on a. On savait qu'on allait à Zagreb à l'aller. On connaissait l'ambiance qu'il pouvait y avoir dans la salle. Dans les discours, il fallait qu'on soit concentré et rester lucide sur le premier match pour ne pas avoir de retard voire un peu d'avance pour le match retour à Bougnol (maintenant FDI Stadium). Ce que je me rappelle du match, c'est la grosse bronca sur nos joueurs ex-yougoslaves, Mladen Bojinovic et Andrej Golić. C'était extrêmement dur. Il y avait des mots que l'on ne comprenait pas mais qu'eux comprenaient et qui étaient assez difficiles à entendre. C'était très violent. Les Français ne comprenaient pas ce qui se passait, mais nos amis des Balkans comprenaient tout. Pour eux, c'était un moment extrêmement hostile. Ce que je me rappelle aussi, c'est le but entre les jambes à deux ou trois secondes de la fin de match de Renato Sulic sur un coup-franc direct. Ils égalisent sur cette action. On repart de là-bas avec le match nul. On est relativement satisfait et on sait qu'on devra faire le "boulot" au match retour. L'idée de ce match aller, c'est d'avoir toutes nos chances pour le match retour qui s'est très bien passé avec une qualification facile pour les demi-finales."

"Pour aborder ce quart de finale, ce serait vraiment une erreur de changer une routine instaurée depuis un certain temps. Je n'ai pas souvenir d'une préparation particulière avant le quart de finale, mais je pense que l'on a fait une semaine de préparation relativement normale. Il y a dû avoir un peu plus de rigueur, un peu plus d'exigence au niveau des entraînements, mais je pense qu'on a continué à travailler comme on le faisait."

"C'est vraiment bien. Ce n'était pas l'équipe la plus armée de la poule, mais ils s'en sont bien sortis. J'ai vu trois ou quatre très gros matchs de leur part dont le déplacement à Barcelone. J'ai vu une petite différence entre le championnat et la coupe d'Europe. J'ai trouvé beaucoup moins de temps faibles sur les matchs de Ligue des champions que des matchs de championnat. Ce que je trouve admirable, c'est qu'avec toutes les blessures, le staff et les joueurs ont réussi à trouver à chaque fois des stratégies et un jeu qui a pu les faire gagner. Quand tu te retrouves sans Villeminot, Hesham, Skube… À un moment donné, il y avait une ribambelle de blessés, mais ils ont réussi à se qualifier pour les matchs à élimination directe. Ils font une très belle campagne européenne. Maintenant, tout peut arriver à ce niveau-là…"

"Actuellement, Kiel n'est pas l'équipe monstrueuse des années 2000. Ils ont une salle… Une des plus belles où j'ai pu jouer. 10.000 abonnés, que des personnes qui connaissent le handball. Ça crie dans tous les sens. Depuis vingt ans, Kiel fait partie du gratin européen. Ils n'ont pas pléthore de joueurs mais par contre ils ont des "top players". Dans ce type de situation, c'est du 50-50. Pour moi, l'avantage de recevoir est important dans ces confrontations. J'ai vu des matchs du MHB qui laissent beaucoup d'espoirs pour la suite."

"Je pense que ça va être la gestion des temps faibles et des temps forts. Quand tu es en réussite et que tout se passe bien, il faut vraiment acculer l'équipe adverse dans ses derniers retranchements. Par contre, quand tu n'es pas bien, que ça ne roule pas et que tu n'arrives pas à gérer le match, il faut être capable de changer de rythme et remettre la marche avant. Cette gestion des temps faibles et des temps forts peut vraiment faire la différence. Je pense que les deux équipes sont assez proches. Les money time sur les fins de mi-temps sont importants. Le dernier point, aussi, c'est la performance des gardiens qui est impactante sur ce genre de double confrontation."

2005

Andrej Golić (joueur du MHB de 1992 à 2006) :

"À cette période, Flensburg est l’une des plus grosses écuries du championnat allemand. On avait gagné la Ligue des champions, le rapport de force était plutôt équilibré. Le match aller fait partie des trois meilleurs matchs de l'Histoire du club à la maison. Les joueurs de Flensburg ont pris peur, on leur a mis des "claques". Tout était aligné pour que l'on fasse un top match. C'était la défaite la plus lourde de Flensburg depuis de nombreuses années. En gagnant de + 14, tu te dis : "Qu'est-ce qui peut t'arriver ?". On se disait pendant la préparation de faire attention quand même mais on était trop confiant. On aborde le match retour avec une équipe en face qui se dit perdu pour perdu autant y aller. Ils commencent à bien jouer. On a donné de quoi renverser la rencontre dans une salle de 6.000 personnes qui ne demandent que ça. On avait de l'eau qui commencer à rentrer de partout. C'est tout le contraire du match aller : aucun joueur est au niveau. Il n'y a pas un joueur pour sauver l'autre. On passe complètement à travers. Patrice a essayé un nombre incalculable de changements. Au final, j'ai fini arrière gauche et Greg (Anquetil) arrière droit. On était tous perdu aussi bien sur le terrain que sur le banc. Ce qu'il s'est passé à la fin, c'est inimaginable. Le but de Greg sur coup-franc protégé en toute fin de match, il est impossible à mettre. On fait une dernière action où on décale Mika (Guigou) à l'aile qui saute. Il y a penalty mais les arbitres hongrois ne nous le donnent pas, certainement pris dans l'ambiance. Il y a "Péguy" (Laurent Puigsegur) qui a un brin de lucidité pour nous laisser tirer le coup-franc protégé complètement à l'aile gauche. On a déjà Bojinovic qui est en train de se battre avec un autre joueur sur le banc, on a une cinquantaine de supporters qui sont déjà rentrés sur le terrain pour fêter la victoire. Le temps d'évacuer, ils nous laissent tirer. Je prends la balle et je la donne à Niko (Karabatic), le seul qui avait suffisamment de puissance pour tirer de neuf mètres complètement à l'aile gauche. Sauf qu'il y a Greg qui arrive et qui dit : "Moi, je vais la mettre !" Je lui donne la balle. On a joué quatorze ans ensemble et Greg tu le vois faire des choses dont tu as envie de l'égorger et d'autres où tu as envie de l'embrasser sur la bouche parce qu'il tente des choses improbables dont beaucoup ont échoué. Et c'est parce qu'il a beaucoup loupé dans sa carrière et nous a énervé qu'il a pu réussir dans les moments décisifs. Donc il la prend à une main. Il met la balle sous le maillot pour la mouiller car il savait comment il allait mettre le but. Il voulait que la balle glisse plus rapidement au rebond. À – 14, tu es éliminé, il faut être Greg pour réfléchir à tout ça. Si je lui ai filé la balle, c'est que moi aussi, je dois être jobard pour ne pas l'enlever de Niko et la donner à Greg. Ce but-là j'en ai jamais revu et j'en verrai pas. C'est l'ascenseur émotionnel. D'un coup, tu passes d'un cirque de 6.000 personnes sautant partout à un cimetière. C'est le plus gros ascenseur émotionnel de ma carrière. Je n'ai jamais fêté autant une victoire."

"Avant les quarts de finale, tu effaces tout ce qui a été fait précédemment. La particularité de la double confrontation, c'est que rien n'est perdu après le premier match. Il faut faire en sorte de l'aborder dans les meilleures conditions possibles pour le second match. Le fait de recevoir le match retour était avantageux avant, maintenant, ça s'est effacé. L'arbitrage, le jeu, beaucoup de choses ont changé. Parfois, le fait de jouer à domicile peut être un poids. Cet avantage n'existe plus vraiment. Le ballon est lourd pour le match retour quel que soit le score du premier match. Tu n'as pas le temps de changer de routine, c'est une ânerie de changer les habitudes. En revanche, la préparation tactique et la préparation mentale sont un peu plus intenses la semaine avant le quart de finale. Tout le monde est un peu plus concentré, "énervé" dans le bon sens du terme. Des quarts de finale de Ligue des champions, tu n'es pas sûr de les jouer tous les ans. Il y a une petite pression supplémentaire car il y a le Final 4 derrière. Probablement qu'on aura une surprise cette année."

"Le parcours de Montpellier en Ligue des champions est pour l'instant excellent. Avec les blessures de Villeminot et de Hesham, tu as considérablement réduit tes rotations. Il n'y a pratiquement que Valentin Porte qui est utilisé en arrière droit. Tu tournes qu'à quatre arrière. Il n'y a pas d'autre équipe qualifiée en huitièmes de finale qui est aussi limitée sur la base arrière. Même si tu te fais éliminer contre Kiel, c'est une note plus que satisfaisante en Ligue des champions. Montpellier est à sa place : parmi les huit meilleurs d'Europe."

"Kiel est une équipe vieillissante. Je pense que beaucoup de joueurs sont restés un peu trop longtemps. Ce sont des joueurs de grande qualité. Ils se sont un peu renouvelés mais sur la durée avec la Bundesliga et la Ligue des champions, l'équipe aurait mérité un petit coup de rajeunissement. Maintenant, si tout l'effectif est apte, c'est une équipe qui peut être championne d'Europe. Elle ne produit pas un jeu qui peut faire peur à Montpellier. Sur la durée des deux confrontations, leurs rotations vont être difficiles à gérer. Montpellier a bien réussi à le faire contre Zagreb. Contre Kiel, ça va être un peu plus compliqué mais ils ne font pas partie des favoris. Pour moi, c'est Magdebourg, Vezprém voire Barcelone. Montpellier a un coup à jouer face à Kiel."

"Je pense qu'il faudra maîtriser le rythme de jeu. Il faudra pendant 120 minutes appuyer là où ça fait mal tout en sachant que tu ne pourras pas tenir ce rythme pendant 120 minutes à cause des rotations. Sur la double confrontation à Zagreb, il y a eu des moments où Montpellier aurait pu vraiment faire mal, ce qu'il n'a pas réussi forcément à le faire. Ils l'ont fait sur les quinze dernières minutes à Montpellier. Le second critère est la performance des gardiens. C'est toujours une affaire de rythme de match et de gardiens."

2018

Melvyn Richardson (joueur du MHB de 2017 à 2021) :

"On sortait d'une performance incroyable en huitième de finale face à Barcelone qui était le grand favori de cette compétition. Je pense que Flensburg s'attendait pas à nous jouer. On est arrivé avec nos armes en quart de finale, le premier pour moi. C'était aussi ma première fois dans la salle de Flensburg. On sort un match plutôt correct où on a accroché le match nul là-bas qui nous met dans de bonnes conditions pour le match retour à la maison. Ce match retour a été un moment exceptionnel pour moi car c'était la seule fois où j'ai joué dans une Arena pleine avec une ambiance incroyable. Le match a été fou. On a vraiment été très fort en défense avec Vincent (Gérard), dans les cages qui a été exceptionnel. On a su réaliser un match de malade et finir sur un très gros score qui en a surpris plus d'un. On a joué avec énormément de plaisir, énormément de détermination. Pour ma part, je me sentais bien physiquement, je me sentais bien dans cette équipe. Je me devais de faire mon job, d'aider au maximum mon équipe pour décrocher cette victoire. C'était un très beau moment. J'avais toute ma famille dans les tribunes en plus."

"Les quarts de finales sont un moment charnière. Ça te qualifie direct pour le Final 4 qui est un week-end assez exceptionnel. C'est la dernière marche pour y atteindre. Il n'y a presque pas de favoris. Ce sont des gros matchs, contre des grosses équipes. C'est important de réaliser un bon match aller. Il faut bien préparer les deux matchs pour se mettre dans les meilleures conditions. Pour chaque match, je garde la même concentration, la même préparation que ce soit un match de championnat ou un quart de finale de Ligue des champions. Je n'ai pas de routine particulière, chaque match a un enjeu différent. En tant que compétiteur, tu as envie de tout gagner. Si tu te prépares bien, tu te mets dans les meilleures conditions pour faire un bon match."

"Le parcours du MHB en coupe d'Europe est très positif. S'ils ont réussi à se qualifier en quart de finale, c'est qu'ils ont réalisé une très belle Ligue des champions. Je suis super content pour eux. Ils ont une très belle équipe qui fonctionne très bien et qui a l'air de bien vivre ensemble. Ils ont les qualités pour faire déjouer les plus grosses équipes."

"Kiel est l'une des meilleures équipes au monde. Elle est très souvent présente dans le dernier carré de Ligue des champions. C'est un très gros calibre pour Montpellier. Ils ont réalisé une très grosse saison en Ligue des champions, ils ont fini premiers de leur poule. Cette année, ils sont irréguliers au niveau des résultats car ils ont un championnat très dense. Je connais la qualité de Kiel et je sais aussi que le quart de finale est un moment important pour eux. Ils voudront faire le meilleur résultat possible lors du match aller à Montpellier pour être dans les meilleures conditions lors du match à la maison."

"Le staff et le coach l'ont sans doute. Je pense qu'ils vont bien se préparer tactiquement et mentalement pour aller au combat. Le MHB l'a déjà fait. Ils ont déjà gagné des matchs à enjeu et déjoué des très grosses équipes européennes et encore cette année. Je ne serai pas surpris s'ils réalisaient une grande performance en quart de finale."

Le Montpellier Handball a le plaisir d’annoncer l’arrivée de Djordje Cikuša Jeličić à partir du 1er juillet.

L’arrière droit espagnol sera prêté par le FC Barcelone pour la saison 2024/2025.

Né à Gérone, ce jeune gaucher âgé de 18 ans a fait toutes ses classes au centre de formation du Barça, aux côtés de son frère jumeau Petar.

Ensemble, les deux frères ont fait leurs débuts avec l’équipe nationale d’Espagne le 2 novembre 2023 face aux Pays-Bas, devenant tous deux les deuxièmes plus jeunes joueurs à faire leurs débuts avec la sélection espagnole, à 17 ans. 

Toujours avec l’Espagne, Djordje Cikuša a été sacré champion du monde U19 en 2023 en Croatie, pays de son père, et champion d’Europe 2022 au Montenegro, en étant désigné dans l’équipe All-Star du tournoi.

Sous le maillot du Barça, il comptabilise cette saison 12 matchs en Liga Asobal (26 buts), 1 match de Ligue des Champions et 2 matchs du Super Globe (3 buts).

Le MHB souhaite une bonne fin de saison à Ddjordje et se réjouit de le retrouver dès cet été au FDI Stadium !

Infos joueur

Djordje CIKUSA I JELICIC

Né le 08.12.2005

1m95 / 91 Kg

Poste : Arrière droit

Le Montpellier Handball recevra le THW Kiel, mercredi 24 avril à 20h45 au FDI Stadium, en 1/4 de finale aller de la Ligue des Champions. Retrouvez ci-dessous toutes les informations pour ne pas manquer ce choc européen !

Vainqueurs de Zagreb en 8èmes de finale, au terme d'un match retour bouillant au FDI Stadium, le MHB s'est donné le droit de rêver à un nouveau Final 4 de Ligue des Champions.

Pour rejoindre Cologne, il faudra l'emporter en aller-retour face aux allemands de Kiel, qui ont terminé en tête de la poule A (10 victoires, 2 nuls, 2 défaites) et pointent à la 4ème place de la Bundesliga.

Grâce à ses résultats en phase de poule, le THW Kiel recevra pour le quart de finale retour. Pour tenter de prendre l'ascendant dans cette double confrontation, les coéquipiers de Valentin Porte devront réussir un grand match aller, face à la bande de Samir Bellahcene, l'ancien montpelliérain et nouveau portier des Bleus.

Nos montpelliérains compteront sur votre soutien indéfectible… Rendez-vous le mercredi 24 avril à 20h45 pour ce nouveau choc européen au FDI Stadium !

Billetterie Abonnés

La carte d'abonné(e) ne sera pas valable pour ce match. Le club a le plaisir de faire bénéficier à ses abonnés d'un tarif préférentiel à 10 € dans toutes les catégories (8 € pour les moins de 12 ans).

Si vous êtes abonné(e), vous pouvez dès à présent réserver vos places sur la billetterie en ligne.

Date limite de réservation des places abonnés : vendredi 12 avril à 12h00.

Vous trouverez, en cliquant ci-dessous, la procédure pour acheter vos billets au tarif spécial abonné.


Procédure Abonnés

Billetterie Grand public

Les places pour le grand public sont en vente dès à présent sur notre billetterie en ligne, à partir de 25 € (10 € pour les -12 ans).

TARIFS

Billetterie VIP

Pour en savoir plus sur nos offres VIP, contacter Cathy KENT : c.kent@montpellierhandball.com

Le Montpellier Handball obtient le match nul à Chambéry (30-30). La prochaine rencontre est le quart de finale de Ligue des champions aller face à Kiel au FDI Stadium ce mercredi 24 avril à 20h45.

La 25e étape de la Liqui Moly Starligue envoie les Montpelliérains à Chambéry. Juste après une belle victoire contre Dunkerque (37-25) et juste avant le quart de finale aller de Ligue des champions contre Kiel au FDI Stadium, le Montpellier Handball repart du Phare avec le point du match nul (30-30). 

Au début de la rencontre, ce sont les locaux qui se montrent saillants grâce au frère de Stas, Sebastian Skube : 6-2 (9e). La défense montpelliéraine se resserre, communique, sort rapidement et prend l'ascendant sur les attaques de Chambéry. 

Au quart d'heure de jeu, les barricades sont dressées, les barbelés par dessus. Les cadres sortent de leur tanière et envoient un 3-0. Porte et Simonet à la finition (7-8). Montpellier ne lâche rien est se montre très efficace des deux côtés du parquet. À la pause, Richert (5/5) et Rodrigues (4/5) sont les joueurs les plus efficaces dans les rangs locaux. Diego Simonet (5/6) et Yanis Lenne (3/3) sont également en réussit côté MHB. 

Montpellier est devant à la pause : 13-17. 

Une fin de match amère

Rémi Desbonnet reçoit un parpaing de Brouzet à bout portant et en… plein visage (37e). Après avoir vu les étoiles, le gardien montpelliérain reprend ses esprits. 

Après la cinquième perte de balle, Patrice Canayer pose un temps-mort : 19-22. Le dernier quart d'heure est entamé, Skube lance l'offensive et trouve un intervalle, arrive à marquer et provoque l'exclusion pour deux minutes de Paturel (46e). C'est Erick Mathé, l'entraîneur chambérien, qui pose son premier temps-mort de la seconde période : 21-25. 

Skube et Simonet sont les meilleurs buteurs du MHB avec six et sept buts (23-26, 50e). Paturel écope d'une nouvelle sanction pour une faute sur Simonet. Le faux rythme s'installe et Chambéry revient à deux petites longueurs (25-27). Porte rate les cages mais se reprend en défense par sa grinta légendaire. Traoré s'en va en contre-attaque pour revenir à une unité puis égalise : 28-28 (58e). Le dernier temps-mort est posé côté MHB. Le jeu à sept contre six est demandé avec Karl Konan et Arthur Lenne dans le rôle de double pivot. Réussi : 28-29.  Arthur Lenne marque à trente secondes de la fin : 29-30. Ultime temps-mort de la partie pour Chambéry. Tissot égalise. Les Montpelliérains repartent vers l'avant. Il reste dix secondes. L'attaque s'enraye dans la défense. Les deux équipes se quittent sur un score de parité : 30-30.

TOUS au FDI Stadium mercredi 24 avril pour le quart de finale aller de Ligue des champions contre Kiel !

©ChambéryHandball

Les statistiques de Chambéry

Les statistiques de Montpellier

Prochain match

MHB / Kiel
Ligue des champions – Quart de finale aller
Mercredi 24 avril à 20h45
Au FDI Stadium

Pour la 19e journée de Nationale 1, l’équipe de Jérôme Diaz avait les crocs ce dimanche pour s’imposer largement face à l’US Crauroise (43-29). Le MHB est 5e au classement, trois points du leader Draguignan.

Au sortir de deux défaites consécutives et d’un week-end  de repos, les Montpelliérains se devaient de reprendre leur marche en avant pour recoller au peloton de tête et retrouver un niveau de jeu et un projet de jeu correspondant plus à leurs ambitions. Et c’est déterminés que les réservistes vont entamer cette rencontre même si cela ne se reflète pas au score 10-9 (15e), la faute à une défense qui laisse un peu trop La Crau réciter son handball et un peu trop laxiste dans le secteur central. Mais le travail de sape a déjà commencé et les rotations en milieu de mi-temps va permettre de continuer de fatiguer les adversaires même si les imprécisions et maladresses en attaque laissent les visiteurs au contact à la pause : 18-17. La seconde période sera d’un tout autre calibre avec une activité défensive retrouvée et un Billy-Legrand très présent dans son but (9 arrêts dans les 15 minutes), couplé au jeu rapide plus précis et direct permettant à Dubois et Terjek d’alimenter le score et de creuser l’écart (29-23, 45e). Là encore les rotations vont apporter de la fraicheur. Les Craurois ne peuvent plus élever leur niveau dans la course et vont subir les assauts de Becker-Fischer, de Paul et Diaz scellera le score à 43-29 à la fin du match.

Les réactions d'après-match : 

Jérôme DIAZ  (coach) : "On était sur deux défaites avant une mini-trève, ce qui rend le temps plus long et le travail de mobilisation plus difficile surtout quand les joueurs participent aussi à l’entrainement voire aux matchs des pros. Cela n’excuse pas les errements de comportements qu’on a connus lors de nos précédentes sorties. La prestation de ce soir est bien meilleure à ce niveau-là que lors du match précédent. Tout le monde a essayé de performer et je dirai même que parfois on a péché par envie de vouloir trop bien faire. On a bien réussi à alterner le jeu entre les phases d’attaque de duels, dans les enclenchements et la continuité et le jeu rapide avec des ailiers finisseurs. Je pense à Terjek (10/10) qui doit nous gratifier des matchs de ce niveau beaucoup plus régulièrement et à la régularité de Dubois dans le duel avec le gardien. L’écart final récompense l’engagement de chacun et la volonté d’élever son niveau individuel pour le collectif. Il nous reste trois matchs contre des équipes qui nous ont défaits à l’aller donc j’espère qu’on sera mobilisé jusqu’au bout."

Mathis BECKER FISCHER (arrière gauche): "C’était un match important car on sortait de deux défaites consécutives. On a eu deux semaines pour préparer ce match. Le début était à notre avantage malgré que l’écart ne se creusait pas et qu’on a eu plusieurs blessés et un carton rouge. On a ensuite entamé la seconde mi-temps avec une grosse défense et en jouant beaucoup de jeu rapide et grâce à ça on a pu creuser l’écart pour gagner ce match."

Les statistiques de la rencontre

Prochain match

Pays d'Aix / MHB
Nationale 1 – J20 
Samedi 27 avril à 18h
À l'annexe Arena Pays d'Aix

Face à Dunkerque, le MHB s’impose largement au FDI Stadium lors de la 24e journée (37-25). Au classement, Montpellier est troisième à trois points de Nantes.

Les premières chaleurs printanières débarquent dans l'Hérault. Au sein du FDI Stadium, la hausse des températures se ressent et les belles envolées fleurissent sur le parquet. En maillot bleu ciel, le Montpellier Handball ne fait pas de détail contre Dunkerque et s'offre une belle victoire (37-25). La 19e de la saison en 24 journées de championnat. 

Sur le terrain, Faustin et Afgour sont des anciens de la maison MHB. Mais c'est Tom Pelayo, sur la troisième marche du podium des meilleurs buteurs du championnat, qui est à surveiller. Dès le début de la rencontre, Valentin Porte s'illustre dans les intervalles, Yanis Lenne est déjà à fond sur les transitions et Bryan Monte toujours aussi probant à la finition (5-1, 8e). Rémi Desbonnet s'offre même le luxe d'arrêter un jet de sept mètres face à Pelayo, l'un de ses deux seuls échecs de la soirée (9e). Karl Konan est en taille patron au sein de la défense et partage le poste central avec Arthur Lenne. L'USDK pose le premier temps-mort de la partie (7-2, 10e). L'entraîneur Franck Maurice, mécontent de l'entame, opère à des premiers changements avec l'entrée en jeu de Nyateu notamment. 

Au fil des minutes, la maîtrise défensive et offensive est nettement à l'avantage des Montpelliérains (10-4, 15e). Le banc dunkerquois est frustré et s'en prend à l'arbitre qui dégaine un carton jaune. Les premières rotations entrent en jeu : Berthier, Simonet, Nacinovic et Karlsson à la place respectivement de Porte, Monte et des frères Lenne. La dynamique baisse d'intensité. C'est au tour de Fernandez de rentrer. Skube fait parler son talent en enrhumant d'une feinte de passe la défense adverse puis en marquant facilement (15-10, 23e).

Une volonté de bien défendre ensemble !

À Dunkerque, Pelayo tient la dragée haute et termine la première période avec la moitié des buts inscrits par son équipe : six sur douze (15-12, 24e). Au total, le gaucher sera le meilleur buteur de la partie avec 9/11. 

Petit à petit, les visiteurs grignotent l'écart pour arriver à deux longueurs (15-13). Les séquences défensives montpelliéraines permettent de respirer et de reprendre un écart conséquent avec une magnifique combinaison et un but de Karlsson dans le bloc central : 19-14. 

En seconde période, Charles Bolzinger succède à Rémi Desbonnet. Sur la base arrière, Diego Simonet montre toute sa technique et obtient des fautes, au mieux des jets de sept mètres. C'est l'Argentin qui concrétise en contre-attaque la bonne séquence défensive : 27-21 (45e). La volonté de bien défendre collectivement est là. La parade de Bolzinger sur Yoshida est de toute beauté (46e). À sept minutes de la fin, Montpellier assure la victoire et porte le score à + 10 : 34-24. Le numéro 21 de Kylian Prat flotte sur le parquet pour les ultimes minutes. Bolzinger a un large sourire après son arrêt sur le jet de sept mètres de Marie-Joseph (59e). 

Le Montpellier Handball s'offre un nouveau succès en championnat. Au classement, la troisième place est verrouillée, à trois points de la deuxième détenue par Nantes. La prochaine journée envoie la délégation héraultaise à Chambéry mardi 16 avril avant de recevoir Kiel le mercredi 24 avril à 20h45 au FDI Stadium pour la manche aller des quarts de finale de Ligue des champions. 

©PatriciaSports

La réaction d'après-match : 

Patrice CANAYER (entraîneur du MHB) : "C'est un match où les joueurs ont été concentrés, très engagés avec une qualité de jeu intéressante. On a fait beaucoup d'efforts défensifs, on a été solide sur ce secteur de jeu. Offensivement, c'était cohérent. Hormis Diego Simonet, les rotations ont été moyennes en première mi-temps. C’est un bon résultat qui lance un nouveau cycle. Les joueurs ont été rassurants dans l'état d'esprit, dans l'attitude et dans le niveau de jeu. Les affinités, la complicité entre certains joueurs sont là. Si on enlève l'épisode de Paris, l'équipe joue bien depuis un moment, elle est plus stable. Si on n'a pas de blessé, c'est intéressant. On va récupérer Marko Panic pour le match à Chambéry."

Les statistiques de Montpellier

Les statistiques de Dunkerque

Prochain match

Chambéry / MHB
Liqui Moly Starligue – J25
Mardi 16 avril à 20h
Le Phare Grand Chambéry

Le Montpellier Handball via son Fonds de Dotation, son équipementier PUMA, la Structure d’Accompagnement vers la Sortie (SAS) de Montpellier et France Travail ont le plaisir d’annoncer la réalisation d’un projet novateur et unique en France, destiné à soutenir la réinsertion des détenus en fin de peine.

Inaugurée en décembre 2022 par le garde des Sceaux et Ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, et ouverte début 2023, la SAS est un nouveau type d'établissement pénitentiaire, implanté au cœur de la ville de Montpellier, dans le quartier Euromédecine.

Accueillant 150 détenus dont la peine ou le reliquat de peine sont inférieurs à deux ans, la SAS a été construite dans le cadre du Plan 15 000 annoncé par le Président de la République, pour créer autant de places supplémentaires de prison. L’objectif central de cet établissement carcéral est de favoriser la réinsertion des détenus et diminuer la récidive.

A l'initiative du Montpellier Handball et de son équipementier PUMA, validé par la SAS et soutenu par France Travail, ce projet mêlant pratique du handball et retour vers l'emploi a été lancé officiellement le 24 janvier dernier.

Lors de cette journée dans les locaux de l’établissement, en présence de l’ensemble des acteurs, Patrice Canayer, Manager Général et Entraineur du Montpellier Handball, et Arthur Lenne, joueur professionnel du MHB, ont pu s’entretenir avec les 15 détenus retenus pour donner le point de départ de ce projet s’étalant sur trois mois.

Inscrit dans une logique de transition entre la vie carcérale et la vie civile, le projet s'est matérialisé en deux volets :

  • Le volet sportif avec la dispense de séances de handball dirigées par les éducateurs du Montpellier Handball, au cœur de la SAS, à raison d’une fois par semaine pendant deux mois. Les participants ont reçu, de la part de PUMA, une dotation de chaussures et vêtements sportifs. En point d’orgue, lors de ce dernier mois d'avril, tous les entrainements ont eu lieu dans l’antre du MHB, le FDI Stadium.
     
  • Le volet réinsertion avec du conseil et un accompagnement individualisé des salariés de PUMA et de France Travail à la préparation aux entretiens d’embauche. Le job dating du mardi 9 avril marquait le point final de ce projet, au FDI Stadium, à la suite d'une dernière séance d’entrainement partagée avec les employeurs.

Pour mettre un point d’orgue à ce programme, chaque participant s’est vu offrir l’opportunité d’assister à un match du MHB en sortie de peine. La Directrice de la SAS, Madame Grairia, et Valentin Bisou, éducateur du Montpellier Handball, ont conclu la journée Job dating par une prise de parole remplie d’émotions, pour féliciter toutes les personnes ayant participé à ce projet sous le signe de l’entraide.

Le Montpellier Handball a l’honneur d’être le premier club sportif professionnel français à lancer un tel dispositif avec une Structure d’Accompagnement vers la Sortie. Il s’inscrit pleinement dans nos valeurs de partage, d’engagement et d’innovation.

Le Club remercie toutes les parties prenantes du projet, mené main dans la main entre les équipes du Fonds de Dotation, de l’Association du MHB, de PUMA, de la SAS et de France Travail.

Après une première édition réussie, le Club souhaite que ce dispositif, par l’entremise du sport, s'inscrive sur la durée et se positionne comme un vecteur social de développement pour les participants.

Ihhem Grairia, Directrice de la SAS : « Le projet MHB construit un pont entre le monde carcéral et la société civile. Il permet aux personnes détenues de s’approprier des valeurs essentielles qui fondent le « vivre ensemble » tels que la solidarité, l’esprit d’équipe et la persévérance. Grâce à ce projet, les personnes détenues de la SAS ont la chance de se racheter et démontrer qu’ils peuvent être des membres actifs et des contributeurs de la société. »

Patrice Canayer, Manager Général du MHB : « Ce partenariat avec notre équipementier PUMA et la SAS va dans le droit-fil de notre politique d'actions sociétales sur le territoire et dans la ville de Montpellier. Nous sommes très fiers de contribuer à ce programme de réinsertion et souhaitons remercier très chaleureusement toutes les équipes de la structure d'accompagnement vers la sortie pour l'accueil chaleureux qu'ils nous ont réservé. »

Après la qualification en quart de finale de Ligue des champions, le Montpellier Handball repart de Saint-Raphaël avec les deux points de la victoire (38-42) à l’occasion de la 23e journée de Liqui Moly Starligue.

Après la joie de la poursuite de l'aventure européenne, il fallait revenir aux affaires nationales. La 23e journée de Liqui Moly Starligue était forcément délicate, surtout à Saint-Raphaël à l'affût d'une légère décompression venant de l'Hérault. Il n'en fut rien. Le MHB s'octroie une 18e victoire en championnat (38-42) face à une formation qui lui avait donné du fil à retordre en novembre dernier, lors du match aller au FDI Stadium (35-35). 

Les premières minutes de jeu montrent que Montpellier est en place et n'a la tête qu'à la rencontre du soir 2-3 (4e). Bryan Monte et Yanis Lenne saisissent les offrandes :  3-5 (7e). Charles Bolzinger est à trois arrêts en dix minutes et démontre l'étendue de son talent. La rencontre s'équilibre. Les Provençaux sont déterminés. Brasseleur a le bras en feu sur la base arrière (3/3). Saint-Raphaël reprend la main (8-7). 

Les minutes s'égrènent  et les locaux prennent les devants : 17-15 (24e). Le money time est parfait pour le MHB : 4-0 avec un Yanis Lenne et un Lucas Pellas intraitables à la finition. À la pause, le MHB vire donc en tête : 17-19. 

42 buts à l'extérieur

Yanis Lenne et Micke Brasseleur se renvoient la balle au niveau de la finition. Saint-Raphaël pose un temps-mort : 23-26 (40e). La pause d'une minute ne sera pas efficace pour les locaux. Les Suédois filent sur les ailes : Karlsson et Pellas donnent le tempo et ne font aucun cadeau (24-29, 41e). 

Le SRVHB maintient la tête hors de la surface grâce à un Brasseleur toujours aussi déterminé (26-29). L'arrière varois finira à douze buts. Le MHB pose un temps-mort lorsque Saint-Raphaël revient à deux unités : 29-31. Caucheteux maintient l'écart : 30-32 (50e). Les Varois grapillent et ne sont plus qu'à une longueur par l'intermédiaire de Marquez (32-33, 52e). La minute Diego Simonet intervient au bon moment. On souffle un peu sur le banc, dans les tribunes et derrière l'écran (32-35, 54e). L'arrêt de Desbonnet sur Brasseleur éteint définitivement les locaux (55e) surtout que Simonet soigne ses stats : 33-37. 

Stas Skube (9/10), Yanis Lenne (8/9) et Bryan Monte (8/10) sont les meilleurs buteurs du Montpellier Handball. Une belle victoire en terres varoises qui permet d'engranger de la confiance et de revenir à une longueur de la deuxième place détenue par Nantes (qui reçoit le PSG). 

©Ewa Gros

Les statistiques de Saint-Raphaël

Les statistiques de Montpellier

©Ewa Gros

Prochain match

MHB / Dunkerque
Liqui Moly Starligue – J24
Samedi 13 avril à 20h
Au FDI Stadium

C’est fait ! Au terme d’un match intense, d’un rendez-vous longtemps indécis, extrêmement tendu, Montpellier a décroché sa place pour les quarts de finale.

Vainqueur de Zagreb (30-24), le MHB a construit sa victoire sur ce qui a toujours été la force et l’ADN du club. Sa défense et le refus de la défaite, dans un sursaut de rébellion au moment où le match aurait pu lui échapper.

Un tifo des Blue Fox, un FDI Stadium chauffé à blanc. C’est sûr, ce rendez-vous contre Zagreb allait faire partie de ces matchs qui ont construit la riche histoire de Montpellier. Car après avoir accroché le nul à l’aller (27-27), les compteurs étaient remis à zéro pour ce match retour. A la clé, un billet pour un rendez-vous entre géants contre Kiel. Mais avant ça, il fallait passer l’obstacle Zagreb. Et très vite, le public va se rendre compte que ce ne sera pas de la tarte.

Mandic a d’ailleurs le chic de mettre tout de suite les pieds dans le plat. Le gardien de Zagreb sort deux arrêts devant Yannis Lenne et Skube. Et comme Srna régale de l’autre côté avec deux buts et une passe décisive, les Croates prennent immédiatement les devants (1-3, 3e). Jamais, au cours de cette première période tendue, le MHB ne va réussir à se montrer en patron.

Il varie pourtant les plaisirs en défense à l’image de cette stricte de Pellas sur Klarica. Un, deux buts de retard. Et des égalisations. Une multitude d’égalisations. Si quelques insensés pensaient que ce match serait simple, ce huitième de finale a bien tous les ingrédients d’un grand rendez-vous. L’intensité est palpable jusque dans les tribunes, chaque spectateur ressent dans sa chair les stops en défense. Ce n’est pas pour rien que l’EHF a fait de cette affiche son match of the week.

Ce scénario terriblement crispant ne va pas s’arranger quand Desbonnet fait son entrée pour suppléer un Bolzinger en-dessous de ses stats habituelles (10%). Il n’est d’ailleurs pas le seul à faire son entrée sur le parquet. Face à la défense étagée et aux grands gabarits, Patrice Canayer opte pour la vitesse et la finesse en alignant simultanément ses deux génies, Simonet et Skube. Des coups tactiques, comme ce match de haut niveau en a beaucoup réservé.

A la pause (14-14), Montpellier a peut-être fait le plus dur en s’accrochant dans un match compliqué, où il aura alors passé beaucoup de temps à courir après le score. Mais sans jamais s’essouffler, malgré une tension évidente. Car si c’est dur pour le MHB, ça l’est aussi pour des Croates qui doivent se coltiner un Desbonnet solide dans ses cages à 37% d’arrêts à la pause, dernier rempart d’une défense où Konan colmate les brèches si béantes, quelques jours plus tôt, en son absence, contre Chartres en championnat (39-36).

Car oui, c’est bien défensivement et mentalement que Montpellier va gagner son bras de fer. Autour de son roc, c’est à petit feu qu’il fait mariner son adversaire. Le +2 croate du début de la seconde période est un chant du cygne (14-16). Mais un chant du cygne qui fait peur et contraint Patrice Canayer à poser son temps mort après deux minuscules minutes de jeu.

La 0-6 montpelliéraine et surtout l’agressivité mise dans chaque action défensive, bouleversent la donne. Le boss, c’est enfin le MHB. L’énorme combat obscure en défense transpire par grosses gouttes. Et se voit de l’autre côté du terrain. En conclusion du jeu rapide, Karlsson est le bras armé de la révolte héraultaise. C’est d’ailleurs lui qui permet à Montpellier de passer devant pour la première fois du match (18-17, 39e).

Une révolte ? Non, une révolution ! Des ballons récupérés en défense aux jets de sept mètres de Skube, le match a basculé, très clairement. Et cette fois, Zagreb n’a plus la réponse offensivement pour y changer quoi que ce soit. La seconde période est aussi euphorique que la première avait été crispante. Ce Montpellier a du coffre et une volonté de fer (24-19, 46e). Quand Cupic, alors à 4/4, balance son jet de sept mètres un bon mètre au-dessus des cages, la confiance a définitivement changé de camp. D’autant que dans la foulée, Bolzinger de retour dans les buts pour l’occasion, sort le penalty de Glavas (49e).

Dans leurs confrontations récurrentes, Zagreb n’a plus battu le MHB depuis le 12 décembre 1998. Une bonne habitude, toujours en cours. Le rêve européen passe désormais par Kiel pour un rendez-vous à la folie entre deux monuments du handball… Pour la dixième fois, le MHB atteint les quarts de finale de la Ligue des champions. Un chiffre partagé avec une poignée de clubs européens.

Les réactions :

Patrice Canayer (entraîneur de Montpellier) : « Je suis très satisfait par le comportement de l’équipe qui a été chercher la qualification au moment le plus difficile. Sur les deux heures de match, trois mi-temps ont été presque toujours à égalité. C’est finalement au moment où nous sommes le plus en difficulté, en début de seconde mi-temps, que l’équipe a été chercher beaucoup de ressources mentales pour ne pas accepter ça et repartir de l’avant. C’est le moment le plus important de cette double confrontation.

La Ligue des champions, c’est une affaire de physique. Les deux équipes ont beaucoup donné à ce niveau, une affaire tactique et ce match a été riche tactiquement, notamment sur les variations de jeu. Et c’est aussi une affaire de mental et à ce niveau, on a été très bon aujourd’hui. Je félicite l’ensemble du groupe et des joueurs pour avoir montré ces qualités pour aller chercher une qualification en quarts de finale de la Ligue des champions. C’était un plaisir et un bonheur de jouer contre cette équipe de Zagreb. Cela fait très longtemps qu’on a des confrontations avec ce grand club. C’est un vrai plaisir de jouer contre cette équipe qui a livré deux matchs de très grande qualité ».

Rémi Desbonnet (Montpellier) : « On a su aller chercher une grosse performance défensive. Zagreb avait très bien préparé son match et nous a mis en difficultés sur nos attaques placées notamment. On a su répondre à ce combat physique. J’ai l’impression qu’on était un peu tendu au début. La bataille tactique a été rude en première mi-temps des deux côtés. La deuxième mi-temps a été davantage une guerre de tranchée. Ils nous ont très bien défendus. Mais on a su encore monter d’un niveau par rapport à ce qu’ils nous proposaient. Je suis très fier de mon équipe, de la performance de ce soir. Avec une mention spéciale pour le public et les Blue Fox qui ont fait de cette soirée un truc top ! »

Bozidar Jovic (entraîneur de Zagreb) : « Je voulais féliciter Montpellier qui a été meilleur aujourd’hui. Nous avons bien joué pendant 40 minutes. Mais nous avons manqué de force par la suite. Mais cette équipe a montré davantage d’expérience qui s’est vue à ce moment-là. »

Filip Glavas (Zagreb) : « On a bien bataillé jusqu’aux dernières minutes. On a perdu des forces au fil du match et on a fait quelques erreurs tactiques aussi. On a subi le jeu rapide de Montpelier qui mérite amplement sa victoire ».

Les statistiques de Montpellier

Les statistiques de Zagreb

© Patricia Sports

Prochain match

St Raphaël / MHB
Liqui Moly Starligue – J23
Samedi 6 avril à 20h
Palais des sports J-F. Krakowski